lundi 10 septembre 2007

Effets secondaires à distance en Oncologie pédiatrique

Si la majorité des cancers pédiatriques sont aujourd’hui curables, les jeunes malades doivent toutefois bénéficier d’un suivi attentif à long terme. Comme vient de le montrer une nouvelle étude néerlandaise, ils sont en effet particulièrement exposés à « de sérieux problèmes de santé » à l’âge adulte.

Surtout ceux « qui ont été traités par radiothérapie » a constaté le Pr Huib Caron, d’Amsterdam. Avec son équipe, il a suivi près de 1 400 patients âgées en moyenne de 25 ans et qui avaient souffert d’un cancer durant l’enfance.

Résultat, trois sur quatre rapportent encore ce que l’auteur considère comme des « effets secondaires ». Lesquels paraissent donc avoir la capacité de survenir à distance. Les plus courants sont les « troubles orthopédiques », mais Caron cite également l’apparition de nouvelles tumeurs (affectant un autre organe), l’obésité, l’infertilité, les troubles cognitifs, psychosociaux, neurologiques ou endocriniens.

D’après son travail, les patients qui ont souffert de cancer des os, de leucémie ou de certains cancers du rein – la tumeur de Wilms - seraient les plus exposés à ce type d’effets secondaires. Autant de bonnes raisons pour les suivre de près. Et sur le long terme, donc.

jeudi 6 septembre 2007

Retrait mondial du Silomat

Les laboratoires Boehringer Ingelheim ont décidé de retirer du marché au niveau mondial le médicament contre la toux Silomat "dans le cadre d'une mesure de précaution", ont indiqué les laboratoires et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

La procédure de retrait était en cours lundi en France, a-t-on précisé à l'Afssaps. Silomat (clobutinol) est un antitussif disposant d'une autorisation de mise sur le marché depuis 1964 en France où il est disponible, sur prescription médicale, en sirop, comprimé enrobé, solution buvable et solution injectable.

La décision de retrait fait suite aux résultats de plusieurs études "montrant un risque de survenue d'effets indésirables cardiaques", selon un communiqué de l'Afssaps. Ce risque potentiel est "faible", selon l'Afssaps, mais "compte-tenu de l'existence d'alternatives thérapeutiques et de l'utilisation sans prescription dans de nombreux pays", les laboratoires ont décidé le retrait du marché au niveau mondial.

Depuis la commercialisation de ce médicament, environ 200 millions de patients ont été traités dans le monde et deux cas de troubles du rythme cardiaque rapportés en France. Dans ces deux cas, d'autres facteurs de risque ont probablement contribué à la survenue du trouble, soulignent l'Afssaps et le laboratoire international d'origine allemande.

"Désormais, les médecins ne doivent plus initier de nouvelle prescription", indique l'Afssaps. "Les patients en cours de traitement doivent arrêter leur traitement et consulter, sans urgence, leur médecin pour une modification de leur prise en charge thérapeutique".

L'antitussif est commercialisé dans une soixantaine de pays, a indiqué pour sa part une responsable de Boehringer Ingelheim France. L'éventuelle anomalie cardiaque ne s'observe que pendant la prise du médicament et ne concerne donc pas les patients qui ont pu être traités auparavant, précise enfin Boehringer Ingelheim France sur son site internet.

Définition d'un effet secondaire.

En pharmacologie, un effet secondaire ou effet latéral est un effet survenant en plus de l'effet principal désiré lors de l'application d'un traitement, comme, par exemple, l'absorption d'une substance.Il s'agit le plus souvent d'un effet indésirable du traitement, bien que certain de ces effets soient recherché : l'effet antiagrégant plaquettaire de l'aspirine par exemple.

La définition d'un effet secondaire est une question de point de vue.

Par exemple, un médicament essayé pour faire baisser la pression artérielle, le minoxidil, s'est avéré délicat d'emploi pour cet usage, mais s'est révélé faire repousser les cheveux. On en a fait une lotion, transformant l'effet secondaire en effet primaire.

Un effet secondaire peut être bénin, c’est-à-dire sans danger, mais peut également être très dangereux pour l'organisme auquel il s'applique, ou tout simplement désagréable.